Maewo (autrefois Aurore ou Aurora Island) est une île du Vanuatu. Elle fait partie, avec Ambae et l’île de Pentecôte, de la province de Penama.

Peuplée depuis 3 000 à 5 000 ans, Maewo est habitée presque exclusivement sur sa côte ouest, protégée des vents violents de l’est. Son terrain escarpé favorise l’apparition de nombreuses langues et cultures, malgré la petite taille de l’île. Baptisée Aurore par l’explorateur Louis-Antoine de Bougainville, qui passe à proximité en 1768, elle n’attire que peu de colons mais est évangélisée à partir des années 1870. La population est rapidement décimée par des maladies apportées par les Européens, perdant probablement plusieurs milliers d’habitants.

Après l’indépendance du Vanuatu en 1980, Maewo est intégrée à la province de Penama. Lors de l’éruption du Manaro Voui, qui contraint tous les habitants de l’île voisine d’Ambae à évacuer pendant plusieurs mois, Maewo est officiellement désignée « seconde maison » pour les réfugiés.

Il n’y a aucune ville à Maewo. L’économie repose très largement sur l’agriculture vivrière, et la pêche y est très développée. L’île compte quelques cliniques médicales et un aérodrome, et l’électricité est produite à plus de 95 % par l’énergie solaire.

Bien que ses habitants se déclarent tous chrétiens, certaines légendes ont survécu à l’évangélisation. Des rites et coutumes traditionnels, hérités d’anciens groupes secrets auxquels on attribuait des pouvoirs magiques, perdurent aujourd’hui. Maewo est aussi l’une des rares îles du Vanuatu à avoir des femmes-chefs.